Comment poser les interrupteurs.

Les interrupteurs muraux peuvent se présenter sous des formes différentes mais leur technique de pose est immuable. Ils peuvent être du type encastré ou du type apparent. En outre, la teinte des pièces moulées qui en constituent le capot extérieur peut être blanche, ivoire ou brune.

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Le choix de la teinte est évidemment une question de goût mais il sera fait en fonction de l’ esthétique recherchée, de la destination du local et de sa décoration en général. Quant à choisir entre un interrupteur encastré et un interrupteur apparent, les avis sont très partagés. Certains prétendent que les appareils encastrés ont la vie plus dure car ils sont moins exposés aux chocs et aux coups et d’autre part, ils sont plus discrets. Par contre, les appareils apparents sont plus facilement repérables dans l’obscurité et réduisent les souillures environnantes sur les peintures ou tapisseries. D’autre part, il est normal que tous les appareils d’une même installation ou du moins d’un même local soient de même présentation (même type et même teinte). Cependant, nous trouvons très logique et justifiable de prévoir tous les appareils à hauteur de main, du type apparent tandis que les appareils (principalement les prises de courant) montés au niveau des plinthes doivent être encastrés.

En outre, les principes mécaniques de contact varient d’un interrupteur à l’autre ; ici également il faut savoir choisir. Les plus répandus sont du type rotatif. Il est recommandé de les faire tourner toujours dans le même sens, par exemple celui des aiguilles d’une montre. Le type tumbler ou à bascule est également très répandu. En variante, et suivant le même principe, il existe également le type à double bouton qui permet, même dans l’obscurité, de reconnaître si le circuit commandé est ouvert ou fermé. Parmi tous ces modèles, lequel choisirez-vous ? Si vous considérez la simplicité de mécanisme et par conséquent, la plus grande durabilité, ce sont les interrupteurs rotatifs qui emportent la palme. Par contre, en comparant la simplicité de manœuvre, il vous faut reconnaître que les modèles tumbler ou à bascule, de même que ceux à double bouton sont plus commodes. En effet, au lieu d’immobiliser toute une main ou deux doigts, comme c’est le cas des interrupteurs rotatifs, ceux à bouton ou du type tumbler peuvent être commandés à l’aide d’un seul doigt. Ce petit détail, d’apparence insignifiante, peut être cause d’accidents, lorsque les mains encombrées ou chargées essaient de commander un interrupteur rotatif. Dans cette dernière catégorie peuvent être rangés les interrupteurs à tirage, généralement réservés aux chambres à coucher. Le choix reste donc entier.

Cependant, pour tous les endroits de travail, préférez les interrupteurs tumbler ou à double bouton.

La position des interrupteurs doit également attirer toute votre attention. Ils doivent être posés aux environs immédiats de travail, même si les appareils qu’ils commandent à leur tour en sont quelque peu éloignés. Par exemple, l’interrupteur commandant un appareil ménager quelconque doit être installé sur celui-ci. D’autre part, pour un interrupteur d’éclairage installé aux environs d’une porte, sa position sera normalement du côté serrure et non du côté charnières. Si un interrupteur est combiné avec une prise de courant, il est évident que ces deux appareils doivent voisiner. Les interrupteurs qui commandent l’éclairage général d’un local (plafonnier) doivent être installés dans les environs immédiats des endroits de passage. Quant aux utilisations locales (éclairage de tables de travail, de cuisine ou de lavabo) elles seront commandées dans les environs immédiats des appareils desservis. Dans tous les cas, la position des interrupteurs, et en général de tous les appareils de commande, est dictée par le simple bon sens mais il faut penser à tous les cas d’utilisation.

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Les appareils encastrés ne s’accommodent pas toujours de canalisations sous moulures.

Pour monter un interrupteur encastré, entaillez la paroi pour le logement du boîtier en bois ou en matière plastique. Dans ce dernier cas, le boîtier sera de la même origine que l’appareil afin d’assurer à celui-ci une fixation correcte et un montage aisé. Si plusieurs appareils voisins sont prévus, utilisez un boîtier double ou triple. Ces boîtiers doivent comporter autant d’ouvertures latérales qu’il y a de canalisations distinctes à raccorder. Au moment de la pose, orientez donc le boîtier suivant la direction de ces canalisations.

Les boîtiers en bois peuvent être vissés sur un blochet figé dans la maçonnerie mais cette technique de pose cependant parfaite n’est pas applicable sur les cloisons de faible épaisseur. Le logement du boîtier est taillé légèrement plus grand. Lors du scellement, qui se fait au plâtre ou au ciment, enfoncez incomplètement quelques vis au dos du boîtier. Cette précaution assure à elle seule un meilleur accrochage du boîtier.

Dans le cas où, sur cloison de faible épaisseur, un appareil encastré est raccordé à une canalisation sous moulure, cette dernière est prévue d’un côté de la paroi opposé à la commande de l’appareil. Dans ce cas, la moulure ne sera pas arrêtée à hauteur de l’interrupteur, mais prolongée jusqu’à la plinthe. Les conducteurs n’auront leurs extrémités dénudées qu’au moment de raccordement de l’appareil. Les sur-longueurs à prévoir seront juste suffisantes pour le raccordement. Les interrupteurs encastrés comportent deux griffes pour introduire le corps de l’interrupteur dans le boîtier ; la plaque frontale étant évidemment dévissée. Lorsque l’interrupteur est introduit à profondeur voulue, revissez à fond les griffes latérales qui s’incrusteront dans les parois de la cavité. Enfin, replacez le couvercle.

Pour un interrupteur rotatif encastré, commencez par dévisser l’axe du bouton tournant, ce qui libérera en même temps la plaque de fermeture.

Quant aux interrupteurs du type apparent, ils se vissent simplement sur une embase en bois, généralement circulaire lorsqu’elle est simple. Cette embase se visse à son tour sur un blochet figé dans la maçonnerie. Cette méthode convient aussi bien aux canalisations apparents qu’encastrées.

Enfin, les interrupteurs du type blindé (pour locaux humides) se fixent directement sur blochets, sans interposition d’embase.